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31 août 2019 6 31 /08 /août /2019 18:56

 

SARAH

L’orient,

Riant

Dans tes yeux

Brillants,

Verse ton nom

Sur mes lèvres

Et sèvre

Le monde

De la Lune

Vagabonde

Qu’il cache

Dans tes yeux d’aronde l

De la Thaïlande

Profonde,

Se lève

Un rêve

Qui sera

Sarah,

Vibrant dans l’air

Comme une

Aria !

 

Mohamed  NOURI

 

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 22:23

 

LE   BAISER

 

Ce matin, ton baiser au goût d’amandine

Sacre tes lèvres « source de grenadine ».

Ton baiser tendre, moite, rouge carmin,

Une fraise sous la rosée du matin !

 

 

Dans un tourbillon  de frissons et de fièvre,

Je savoure l’éternité sur tes lèvres ;

Tes yeux andalous bleus, frangés de soie,

Se fardent de langueur miellée et d’émoi !

 

 

Le clapotis des lèvres fait tressaillir

Ta gorge offerte où rugissent les désirs,

Mes fauves désirs  dévorent de baisers

Tes pulpeuses offrandes au nectar embrasé !

 

Pulpe de plaisir et source de jouvence,

Ton baiser calme les tourments de l’absence,

Condense la vie dans la fusion des sens,

Réduit l’espace et le temps à ta présence !

 

©  Mohamed   NOURI  

 

 

 

 

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9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 00:47

 

 

 

 

 

UN  ETE  52  A  LA  PLAGE  D’HAMMAM-LIF

Ce samedi soir, les supputations vont bon train dans l’esprit des deux frères : le papa ramènera-t-il la clé du cabanon de la plage d’Hammam-Lif ? Son copain, Si El Haj la lui prêtera-t-il comme il le fait souvent ?

La mère elle-même est dans l’incertitude et ne sait encore quoi cuisiner au cas où l’équipée du lendemain se confirme

Il est dix heures quand papa Hassen rentre enfin, tous les regards restent suspendus à ses gestes. Il l’a ou il ne l’a pas cette fameuse clé de la plage ? Sitôt dans sa chambre, il appelle la maman en cati mini et lui demande de préparer des gombos à la viande de veau ainsi qu’une salade verte et des casse-croûtes au thon. Demain, lui dit-il amusé, toute la journée à la plage ; lever à quatre heures du matin ! 

Avec les premières lueurs de l’aurore, le papa et les deux enfants sont debout et fin prêts. La calèche louée à l’avance la veille est au rendez-vous. C’est ce véhicule hippomobile qui doit prendre tout ce monde à la gare centrale de Tunis, rue des Belges.

L’autorail aux compartiments tapissés de moleskine rouge démarre dans le bruit assourdissant des roues sur le ballast. La locomotive crache des nuages d’âcre fumée et soupire du sifflement strident de sa sirène à l’approche de chaque station ou passage à niveau !

L’arrivée du convoi à destination est saluée par le majestueux Boukornine qui pointe ses deux cornes  vers le ciel bleu de cette matinée de juillet 52 ! Tout le monde descend empotant cabas, couffins et une gigantesque chambre à air de pneu de camion,  gonflée à bloc qui servira de bouée.

Le cabanon de SI El Haj le, copain de Si Hassen, est à dix minutes de marche de la voie ferrée. C’est une vraie maison en bois sur pilotis: un deux pièces-cuisine avec lits, armoire de rangement et nécessaire de cuisson. On y accède par une sorte d’échelle de coupée. L’aération est assurée par deux larges hublots ouvrant sur la mer. 

Ce matin, il n’y a pas grand monde sur la plage. Seuls les trois cabanons voisins sont ouverts, habités par des familles habituées des lieux et que Si Hassen connaît très bien : les Sitruk, les Paulo et les Dupont.

Sur cette plage d’Hammam-Lif, la mer limpide est saturée de tout le bleu de l’azur qui vient s’y verser à profusion ! Si Hassen jette la grosse bouée noire sur les flots , y  place ses deux garçons et se met à nager, poussant devant lui la frêle embarcation.

Il est treize heures, tout le monde retourne au cabanon bleu pour le déjeuner. Si Hadden tire de l’égouttoir de bois trois assiettes qu’il dispose sur une table scellée au plancher puis retourne dans la cuisine chauffer, sur un primus à pétrole. les mets préparés la veille.

Le déjeuner terminé, Si Hassen renvoie ses enfants au lit pour une sieste bien méritée. Dehors, la plage est presque déserte ; les voisins sont chez eux. De temps à autre, la voix du marchand de frigolo vient rompre le silence des lieux. On peut alors entendre s’ouvrir quelques persiennes et des voix d’enfants demandant à ce garçon de chez Bébert  une glace au chocolat, à la vanille ou aux pistaches. Le claquement de la glacière, portée en bandoulière,  qu’on ouvre puis qu’on referme vient bercer les estivants dans leur petit somme à cette heure de la journée !

Il est 16 h, toute la maisonnée du cabanon se réveille. Si Hassen demande à ses enfants de descendre jouer sur le sable fin, construire des châteaux et ramasser des coquillages. Il prend son transat, l’installe au pied des pilotis, s’y affale avec une sensation de bien-être. La  brise marine se lève et vient soulager les corps de la chaleur caniculaire de la matinée. Les deux frères se livrent à coeur joie à leurs jeux de sable favoris. L’aîné vient-il, au bout de quelque temps, à abandonner ces jeux pour  aller nager loin au large que Si Hassen le rappelle à l’ordre par des coups de sifflet !

  Vers 18 h, on plie bagage, on range tout avant de fermer le cabanon. Direction la gare.

A la prochaine , un de ces Dimanches.

 

Mohamed   NOURI

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2 juillet 2019 2 02 /07 /juillet /2019 22:40

 

 

 

Kaléidoscope



Dans le tumulte de ce café en fête,
Le kaléidoscope de tes paroles
S’agite et virevolte dans ma tête:
Tu me parles de toi, de ton envie folle
D’écrire sur le cinéma espagnol.

 

Très vite, tes mots font le tour de mes rêves
Puis, tu exhales les effluves du coeur:
Il se met à pleuvoir des couleurs sans trêve;
Des gouttes de soleil scandent tes phrases brèves.
Alors, je vois des paillettes de bonheur
Iriser le noir de tes yeux prometteurs !



Dans le tumulte de ce café en fête,
Tes paroles tournent. . .tournent dans ma tête !




Mohamed   NOURI

 

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27 juin 2019 4 27 /06 /juin /2019 01:53

 

 

LE  BLOG  DE  MOHAMED  NOURI

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27 juin 2019 4 27 /06 /juin /2019 01:40

JE  TE  REVELE

 

Je te révèle aux nues

Pour qu’il pleuve

Des frissons d’amour

Sur les pays

Sevrés de tendresse

Depuis que  la nuit aux dents d’ogresse

A dévoré le jour et mutilé les caresses .

 

Je te révèle

Aux terres abandonnées

Pour que lèvent des blés  

Et qu’ils  nourrissent

Les enfants sans enfance

Depuis que la haine et l’indifférence

Ont  souillé  leur innocence.

 

Je te révèle au Soleil

Pour que la vérité

Reverdisse

Et mûrisse

Dans les plaines calcinées

Par le mensonge et l’injustice.

 

Je te révèle à la Lune

Pour qu’un jour nouveau

Se lève à minuit

Sur les cœurs fendus

Tâtonnant dans le noir des malentendus.

 

Je révèle ton amour

Au monde entier

Pour que la liberté

Essaime

Dans les contrées spoliées,

Dans les destins aliénés

 Dans les corps enchaînés,,

 

 

Je te révèle, ma chère,

A la Terre entière

Car tu es l’eau nourricière,

Car tu es la lumière,

Car tu es la vie

Sortie de la mer !

 

 

©  Mohamed  NOURI   

 

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26 juin 2019 3 26 /06 /juin /2019 20:15

 

 

 

PLEIN  AIR

 

  En ce début de printemps 54, toute la famille déménage à l’Ariana, village où la nature célèbre à chaque crépuscule  les noces de l’esprit et des sens avec la sérénité et le bonheur tant recherchés ! Adieu aux sombres ruelles et aux maisons confinées de La Médina ! Place à la lumière éclatante de la campagne, place au plein air et place aux vergers verdoyants !

Ce matin, femmes et enfants prennent place dans la 203 de l’oncle Hassen en direction du village des roses. Sur la large banquette arrière, la mère tient sur ses genoux la précieuse T.S.F Océanic achetée le mois dernier. Par la glace gauche,  le benjamin des enfants regarde émerveillé défiler les somptueuses villas de Place Pasteur, les pavillons de Cité Jardins puis les imposants immeubles de la toute nouvelle agglomération d’El Menzah, en face du vélodrome Young Pérez. La Peugeot continue ainsi son chemin côtoyant la voie ferrée du tramway 6 reliant la Rue de Rome à Tunis au terminus de l’Ariana juste derrière la Gendarmerie.

A l’orée de la localité, l’enfant découvre le large abreuvoir  desservi par le puits « Bir Belhassen » que la municipalité exploite au profit des habitants. Cette eau est réputée légère  et digestive.  La voiture traverse la rue principale puis s’engouffre dans les ruelles écrasées de soleil vers la maison louée pour trois ans par la famille, question de changer d’air. Un beau pavillon de cinq pièces avec une large baie donnant sur un espace de verdure. L’air circule partout librement !La première chose qui étonne l’enfant ce sont les courants d’air et le bruit des portes qui claquent. C’est pour lui un phénomène nouveau, lui qui a ouvert les yeux dans l’espace clos du patio d’une maison traditionnelle où chaque chambre n’est dotée que d’une seule fenêtre, ce qui réduit à néan les effets des courants d’air.

Les yeux de l’enfant sont conquis par le vert émeraude de la flore  environnante. Ce regard n’est plus limité par les hautes murailles blanchies à la chaux du patio. Dorénavant ce sera  le règne des vergers de La Soukra, des champs de blé et des olivaie de Jaafar, sur la route de Raoued, de toutes les senteurs des jardins ; de tous les plaisirs champêtres à découvrir !

Pour l’enfant, l’Ariana est le Nouveau Monde : une promesse de liberté et d’épanouissement ; La Médina, l’Ancien Monde,  l’Histoire ancienne ! 

 

Mohamed  NOURI

 

 

 

 

 

 

 

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21 juin 2019 5 21 /06 /juin /2019 23:43

 

 

 

 

TEMPETE  DE  PARFUMS

   

    Cela fait longtemps que je vis dans un cyclone de parfums qui me pousse, tantôt vers les rivages polynésiens de tes yeux, tantôt vers les tropiques brûlants de tes bras !

     Ce cyclone m’ébranle à chaque aube rosée !

     Depuis longtemps que tu livres à ma patience titubante la bataille des senteurs, la bataille des fleurs.

 

     Depuis longtemps, chaque matin, mon poème repousse de mille parsecs les bornes de ton empire, vers les mers du sud où, depuis ta naissance, le soleil est sevré de sommeil !

 

     Peut-être que le cyclone me jettera sur un nouvel Ararat, le jour où toute l’humanité sera engloutie par tes parfums diluviens !

 

     Mais que deviendrai-je après le déluge ?

     Seul ton parfum le dira !

 

©  Mohamed   NOURI        

 

   

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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 21:46

LE  BLOG  DE  MOHAMED  NOURI

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16 juin 2019 7 16 /06 /juin /2019 21:29

UNE  SOIREE  DE  JUILLET  54  A  L’ARIANA

 

Après dîner, Si Hassen, accompagné du benjamin de la famille,  sort prendre le frais sur la place du quartier où se dressent encore des  vestiges d’un présumé aqueduc romain et que les Arianais  ont pris l’habitude de nommer « el hajra » ( la pierre ). Arrivé sur les lieux, ce père de famille installe, comme chaque soir d’été, son transat et invite son fils à s’asseoir sur la rallonge de cette chaise longue.   Une brise vient soulager les corps de la chaleur caniculaire du jour. Si Hassen portant jebba blanche tient à la main son éventail djéridien dont il ne se séparait jamais. Seul un réverbère public éclaire  la place d’une lueur blafarde plongeant ainsi le lieu dans une douce pénombre.

 

La chaussée qui mène du bain maure « El banna » à la route de la plage de Raoued est obscure. Au loin, on entend le grincement des roues du dernier tramway  ramenant de Tunis les voyageurs retardataires.

 

Ce soir, Si Hassen a de la compagnie : viennent se joindre à lui le fonctionnaire des Travaux Publics,  le livreur d’eau du puits municipal «  Bir Belhassen »et un secrétaire à la radio nationale, tous voisins de ce quartier de l’Ariana portant le nom d’un saint. La conversation tourne autour des événements du jour et particulièrement l’arrivée  en Tunisie de Pierre Mendès France, président du Conseil français , venu annoncer au Bey l’octroi par la France de l’autonomie interne à la Tunisie. Et chacun de se lancer dans une analyse empirique de la situation politique. Hilarité générale quand le livreur d’eau, tout à son ignorance de la langue de Molière, intervient  baragouinant le nom de cet homme d’Etat en «  mouhandess frança » (l’ingénieur de la France, Mendès étant déformé en MOUhaNDES).  Il poursuit, spéculant sur le devenir des biens des colons après leur départ du pays. Pour le narguer,  on le laisse fantasmer sur la part de ces biens qui lui reviendrait par donation du prochain gouvernement tunisien  en faveur du peuple. On lui donne le choix entre plusieurs immeubles du centre ville. Il s’imagine déjà propriétaire de plein droit et gratuitement du plus beau palace de l’Avenue de France. Toute l’assemblée se tortille de rire !

Se joint maintenant au groupe le cadet des trois fils de Si Hassen,  venu demander au voisin des Travaux Publics de lui apprendre à tenir l’équilibre sur son vélo flambant neuf :  une bicyclette Terrot très élégante avec son système d’éclairage fantaisie à quinze feux et sa selle tout cuir ! La leçon de conduite commence dans la rue allant de la fontaine publique à l’école franco-arabe du quartier. Passe parfois à coté du couple moniteur et élève une charrette transportant à la faveur de la fraîcheur nocturne  un paysan arianais et sa famille vers la plage de Raoued, à une vingtaine de kilomètres de là.

Tard dans la soirée, on voit venir du fond d’une impasse le père Ali, ancien zouave de l’armée beylicale  et ancien combattant de la Grande Guerre. Il prend place au milieu de l’assistance et se met à égrener,  tout à son habitude,  ses exploits guerriers et les décorations qu’il avait méritées.

Il est près de 2 heures du matin . Avec l’approche des premières lueurs de l’aurore, l’air commence à tiédir. Si Hassen réveille son fils déjà somnolant sur la chaise longue. Il rentre accompagné de ses deux enfants. A la maison, avant de se coucher,  ils ont le temps de siroter chacun son verre de cette délicieuse citronnade fait maison et dont seule la maman possède le secret. 

Mohamed  NOURI

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